Un mot du directeur avant Noël
23 décembre 2025|Norbert Piché
L’autre jour, j’ai eu le privilège d’entendre ce que Jean Gardy et Hugo, mes collègues de travail, ont fait avec des élèves de l’école Loyola et leur professeur Madame Annie Beland. Ensemble, ils auront rendu le temps des Fêtes spécial pour Esther et Sarah, une maman et sa fille de 4 ans, réfugiées du Congo.
Depuis des semaines, Madame Beland (Mère et Père Noël) et ses élèves (lutins fidèles) s’acharnent à trouver pleins d’articles de première nécessité ainsi que des dons en argent pour remettre à Esther et Sarah. Nos chers lutins ont trouvé une télévision intelligente, des vêtements, des manteaux et des bottes d’hiver, un tapis de chambre, des bols et des assiettes, un divan deux places, des livres pour l’enfant, un malaxeur (blender) ainsi que des couvre-lits, et autres. En plus, ils ont converti les 500 dollars récoltés en cartes cadeaux, ce qui va permettre à Esther et Sarah d’apprécier Noël un peu plus.
Le 4 décembre était le jour J où Jean Gardy et Hugo se sont mobilisés pour aller chercher tous les items. C’était toute une aventure car il fallait se rendre à Beaconsfield pour aller récupérer le divan, ensuite aller à l’école Loyola pour le reste des items et remonter vers le nord de l’île pour les livrer chez Esther.
Dans ce tourbillon xénophobe anti-migrants qui s’enracine dans nos populations occidentales, il est facile de désespérer et de perdre confiance dans l’humanité. Je sais que ça m’arrive quand je regarde les nouvelles. Mais quand j’entends des histoires comme celle que je viens de décrire ci-dessus, ma confiance dans l’humanité se renouvelle.
Joseph et Marie ont dû certainement sentir ce désespoir et cette solitude lorsqu’ils sont arrivés à Bethléem et que personne ne leur offrait de l’hébergement. Ils ont dû finalement trouver refuge dans une étable. Cependant, ils n’étaient pas seuls. Des bergers sont arrivés suivis des rois mages.
À chacun et chacune de vous, je vous souhaite un Joyeux Noël mais surtout un Noël où vous pourrez offrir l’espoir et la compagnie à quelqu’un qui en aurait besoin.
Norbert Piché
Directeur du Service Jésuite des Réfugiés Canada
