Le carême sous le signe de l’Amour

17 avril 2024

En ce temps sacré du Carême, inspirons-nous de la spiritualité ignatienne pour approfondir notre relation avec Dieu tout en répondant à l’appel de la charité et de la justice. Saint Ignace de Loyola nous a légué un héritage de discernement et de contemplation, des outils précieux pour transformer nos vies et celles des autres.

Cette année, le Mercredi des Cendres, point de départ de ce Carême de réflexion et d’action, coïncide avec la Saint-Valentin, journée dédiée à l’amour et à l’affection. C’est un rappel poignant que notre démarche de Carême peut être teintée de l’amour compatissant que nous cherchons à manifester envers nos proches et envers les réfugiés du monde entier.

La réflexion ignatienne nous invite à regarder au-delà de nous-mêmes, à reconnaître la présence de Dieu dans chaque être humain, en particulier dans ceux qui sont marginalisés et déplacés. Pendant ces quarante jours de Carême, mettons notre foi en action en soutenant les réfugiés avec amour, compassion et solidarité. Engageons-nous dans une contemplation profonde des réalités auxquelles font face les réfugiés. Imaginons-nous dans leurs chaussures, ressentons leurs défis et écoutons attentivement leurs histoires. La spiritualité ignatienne nous appelle à prendre conscience des mouvements intérieurs de notre âme face à ces réalités, nous incitant à agir avec un cœur généreux.

L’examen de conscience quotidien devient alors une puissante boussole morale, nous guidant vers des actions concrètes en faveur des réfugiés. Qu’avons-nous fait pour alléger le fardeau de nos frères et sœurs déracinés ? Comment pouvons-nous contribuer à restaurer leur dignité et à bâtir un monde plus juste et accueillant ? Que ce Carême soit un temps de transformation profonde, où nos prières se mêlent à des actes concrets d’amour et de solidarité envers les réfugiés. Que notre engagement à aider ceux qui ont besoin de refuge devienne une réponse authentique à l’appel de Jésus : « J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli » (Matthieu 25:35). Ainsi, notre Carême ne sera pas seulement une période de privation personnelle, mais aussi une célébration collective de l’amour inconditionnel qui transcende les frontières.

Que chacun de nous, inspiré par la spiritualité ignatienne, devienne un instrument de paix, d’espoir et d’amour pour les réfugiés, rendant ce Carême mémorable par notre engagement à bâtir un monde où chacun peut trouver un foyer, une communauté et la dignité qu’il mérite.